Les sujets de deux billets rédigés durant le mois de juillet peuvent être reliés : il s'agit du sport et du jeu.
Initialement, le sport était un jeu, mais la technique en a très vite fait un travail. Comme toute activité, le sport dispose d'un outil, le corps. Le jouet du sport, c'est le corps. On tente d'obtenir un "score", de tutoyer ses limites. Lesquelles ? Celles du temps (aller plus vite que lui), celles de l'espace (en couvrir le plus possible), celles de vaincre ou de perdre sans trop se défaire.
Mais le jeu devient vite un exercice - la face non libre du jeu, son "côté obscur" - car en voulant toujours reculer ses limites, on tente d'acquérir plus de technique, une meilleure maîtrise du geste. Le geste dont je parle n'est pas comme dans la danse fait pour lui-même ou pour son esthétique, mais pour son efficacité. On souhaite faire plus vite, plus fort, plus loin. La danse n'est d'ailleurs pas une compétition avec des limites données à l'avance ; ce n'est pas un sport.
Et le mot est lancé : "compétition". Dans "compétition", il y a bien sûr l'idée de rencontre : avec des adversaires ou avec soi, mais pas seulement. On rencontre aussi la limite où le hasard est souverain.
Quel paradoxe ! A l'extrême maîtrise technique, ce n'est plus elle qui décide mais l'accident. La limite est si mince, à ce niveau de compétition, qu'elle ne peut décider sans le recours au Destin. Personne n'a la technique de la décision ! C'est ce qui fascine le public : l'instant fatidique (à la lettre : "ce qui annonce le destin") où la technique se mesure avec le Destin sur lequel elle ne peut rien !
Initialement, le sport était un jeu, mais la technique en a très vite fait un travail. Comme toute activité, le sport dispose d'un outil, le corps. Le jouet du sport, c'est le corps. On tente d'obtenir un "score", de tutoyer ses limites. Lesquelles ? Celles du temps (aller plus vite que lui), celles de l'espace (en couvrir le plus possible), celles de vaincre ou de perdre sans trop se défaire.
Mais le jeu devient vite un exercice - la face non libre du jeu, son "côté obscur" - car en voulant toujours reculer ses limites, on tente d'acquérir plus de technique, une meilleure maîtrise du geste. Le geste dont je parle n'est pas comme dans la danse fait pour lui-même ou pour son esthétique, mais pour son efficacité. On souhaite faire plus vite, plus fort, plus loin. La danse n'est d'ailleurs pas une compétition avec des limites données à l'avance ; ce n'est pas un sport.
Et le mot est lancé : "compétition". Dans "compétition", il y a bien sûr l'idée de rencontre : avec des adversaires ou avec soi, mais pas seulement. On rencontre aussi la limite où le hasard est souverain.
Quel paradoxe ! A l'extrême maîtrise technique, ce n'est plus elle qui décide mais l'accident. La limite est si mince, à ce niveau de compétition, qu'elle ne peut décider sans le recours au Destin. Personne n'a la technique de la décision ! C'est ce qui fascine le public : l'instant fatidique (à la lettre : "ce qui annonce le destin") où la technique se mesure avec le Destin sur lequel elle ne peut rien !

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