En voilà un événement paradoxal qui dit vrai ! On a dû éteindre la flamme olympique pour qu'elle puisse passer à Paris. C'est une coupure, une coupure symbolique, pour rappeler qu'un peuple au Tibet est coupé du monde et de ses droits. Tout comme la parole en Chine si elle ne correspond pas à celle que l'on souhaite.
L'acte collectif qui a consisté à éteindre nous éclaire ce qui est caché. Il allume la coupure. Hélas, pas de quoi fanfaronner. On sait bien que ça n'inquiétera personne et surtout pas ceux qui sont dénoncés par ce geste. Ils ne perdront pas la face. D'ailleurs, ils n'en ont pas de rechange ! Leur langage n'a pas d'ombre, même s'il en fait. C'est du monostrate, du compact, de l'aggloméré. Aucun interstice, aucune parcelle de faille. La distance n'existe pas. Alors, il vaut mieux dire que c'est du sport et pas de la politique, comme ça, tout le monde rentre dans le rang.
N'empêche, c'est beau d'avoir protégé la flamme... en l'éteignant ! C'est un paradoxe du vrai.
jeudi 10 avril 2008
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1 commentaire:
Je suis sportif et même lecteur de l'équipe mais franchement on en fait des tonnes sur les valeurs du sport et de l'olympisme...corruption,tricherie,nationalisme sont souvent au rendez-vous
et c'est normal car le sport est dans le monde...pas à coté!
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