dimanche 25 mai 2008
Café pédagogique
J'ai inséré un flux - quel joli mot ! - sur ce blog qui concerne l'actualité pédagogique. Un groupe d'enseignants anime le café pédagogique et compte déjà 170 000 abonnés. C'est critique, informatif et pertinent. Pourquoi s'en priver ?
jeudi 22 mai 2008
La paix
La paix est recherchée par tout le monde : individus, groupes et nations ; tous veulent avoir la paix. Alors forcément, il n'y en a pas assez pour tout le monde. On est en manque. Il y a pénurie de paix.
Chacun veut sa propre paix, celle où il peut s'affirmer sans qu'on le dérange. Mais celle-ci n'est pas un gâteau qu'on se partage. Ce n'est pas non plus un avoir, c'est un mode d'être. Il s'agit d'être en paix avec soi lorsque l'on parle des autres et qu'on est en rapport avec eux. On ne peut pas être en paix avec soi quant à ces autres si, par devers soi, on les déteste. Il ne s'agit pas de paix intérieure - la lutte avec soi n'est pas inutile - il s'agit d'accepter que l'autre existe comme différent et que cette différence ne peut disparaître.
La paix, c'est une conquête pour reconnaître en soi la part de l'Autre, puis la part des autres, spécialement de ceux qui nous touchent aux points sensibles. Cette reconnaissance est délicate car les rejets sont parfois coriaces. Alors, en attendant cette reconnaissance, peut-on espérer que des instances de paix arrêtent les passages à l'acte, que chacune des deux entités endigue ses extrémistes, s'abstienne de les utiliser. On espère que cette abstention prolonge les accalmies en attendant des accords sur le fond. Et là où une force d'interposition veille, on souhaite qu'elle travaille à se rendre inutile.
Oui, mais si l'une des deux parties se définit par la disparition de l'autre ? Eh bien, c'est le rôle des tiers de travailler à faire vivre dans l'entre-deux. Cela signifie probablement qu'on ne se leurre pas sur le court terme fait de heurts, de chaos parfois violents, mais que l'on considère comme bénéfique l'espoir qu'il y ait souvent la paix au cœur de cet espace-là.
Je suis convaincu que, conformément à ce raisonnement, la reproduction le plus souvent possible de la paix entre deux parties ennemies ne peut s'effectuer sur le mensonge. Même si toute vérité n'est pas bonne à dire, elle demeure un préalable à un accord à long terme. C'est peut-être ça, le plus difficile, lorsque l'on incarne un tiers : éloigner le mensonge ou sa petite sœur l'omission tout en œuvrant à réconcilier sur des bases authentiques.
Chacun veut sa propre paix, celle où il peut s'affirmer sans qu'on le dérange. Mais celle-ci n'est pas un gâteau qu'on se partage. Ce n'est pas non plus un avoir, c'est un mode d'être. Il s'agit d'être en paix avec soi lorsque l'on parle des autres et qu'on est en rapport avec eux. On ne peut pas être en paix avec soi quant à ces autres si, par devers soi, on les déteste. Il ne s'agit pas de paix intérieure - la lutte avec soi n'est pas inutile - il s'agit d'accepter que l'autre existe comme différent et que cette différence ne peut disparaître.
La paix, c'est une conquête pour reconnaître en soi la part de l'Autre, puis la part des autres, spécialement de ceux qui nous touchent aux points sensibles. Cette reconnaissance est délicate car les rejets sont parfois coriaces. Alors, en attendant cette reconnaissance, peut-on espérer que des instances de paix arrêtent les passages à l'acte, que chacune des deux entités endigue ses extrémistes, s'abstienne de les utiliser. On espère que cette abstention prolonge les accalmies en attendant des accords sur le fond. Et là où une force d'interposition veille, on souhaite qu'elle travaille à se rendre inutile.
Oui, mais si l'une des deux parties se définit par la disparition de l'autre ? Eh bien, c'est le rôle des tiers de travailler à faire vivre dans l'entre-deux. Cela signifie probablement qu'on ne se leurre pas sur le court terme fait de heurts, de chaos parfois violents, mais que l'on considère comme bénéfique l'espoir qu'il y ait souvent la paix au cœur de cet espace-là.
Je suis convaincu que, conformément à ce raisonnement, la reproduction le plus souvent possible de la paix entre deux parties ennemies ne peut s'effectuer sur le mensonge. Même si toute vérité n'est pas bonne à dire, elle demeure un préalable à un accord à long terme. C'est peut-être ça, le plus difficile, lorsque l'on incarne un tiers : éloigner le mensonge ou sa petite sœur l'omission tout en œuvrant à réconcilier sur des bases authentiques.
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